Résidences de création et coproductions au théâtre d'Arles

ÉBLOUI - I FANG-LIN & JOCELYN COTTENCIN / CIE MAIASTRA

RÉSIDENCE DU 6 AU 13 JUIN 2020 - THÉÂTRE D'ARLES

 

 

Ébloui, cherche à faire apparaitre des Figures, des histoires parfois abstraites et parfois chargées d'affects, à trouver des modalités de jeu qui sont plus performatives que chorégraphiques, à produire une trame vivante qui devient un terrain de jeu et d'expérimentation. Ébloui, c'est la traversée d'une succession d'états, c'est activer au présent un vocabulaire construit sur 30 ans de danse, c'est une trame mouvante réengagée à chaque performance.

 

LES FLYINGS - MELISSA VON VÉPY / CIE HAPPÉS

RÉSIDENCE DU 28 AOÛT AU 11 SEPTEMBRE 2020
THÉÂTRE D'ARLES
COPRODUCTION


Les Flyings évoque notre condition humaine par la mise en scène d'une troupe de trapézistes volants : des femmes, des hommes, plus ou moins jeunes, porteurs, voltigeurs, en forme, fatigués, les élans, les déccouragements, la peur, l'enthousiasme, la confiance entre les uns et les autres, l'indispensabilité de chacun, la maîtrise d'un temps à la fraction de seconde, deviennent ici les conditions sans appel du rattrapage ou de la chute.

 

RÉFUGIONS_ NOUS ? – CIE LA MONDIALE GÉNÉRALE

RÉSIDENCE DU 15 AU 26 JUIN / 14 AU 22 SEPTEMBRE -
& DU 2 AU 6 NOVEMBRE 2020
THÉÂTRE D’ARLES
COPRODUCTION


Tentative expérimentale autour de la notion de fiction/réalité, réalisé en laboratoire.
« Nous nous intéresserons aux situations et contextes remettant en question les rapports traditionnels entre artiste, proposition artistique et spectateur. Nous voulons jouer avec le lien et les limites entre réalité et fiction, et estomper la distinction entre spontanéité et figure imposée. Pour cela, nous créerons un espace singulier. Nous voulons qu’il permette à tous de se déplacer, de rompre avec certains codes habituels du spectacle. »

 

COMMUNAUTÉ - JONATHAN CHATEL / SYLVAIN PRUDHOMME

RÉSIDENCE ÉTANG DES AULNES DU 19 AU 25 NOVEMBRE 2020

COPRODUCTION

 

C'est le début du mois de juin. Ils sont cinq et viennent d'arriver dans le lieu où ils ont décidé de se retirer : une ferme à l'abandon, quelque part en montagne, autour de laquelle, au fil des ans, la forêt s'est refermée. Ils ont entre 25 et 40 ans, s'appellent Mathilde, Simon, Pierre, Slavoj, Martha. Sont amis, ou amis d'amis. Jusque-là, ils menaient une vie urbaine. Ils ont décidé de tout quitter pour entamer une vie plus pleine, plus vraie. Pour se réunir, aussi, autour d'un projet, d'une utopie : rédiger, ensemble, les principes de cette existence nouvelle.

 

LAURE - GAËLLE BOURGES / CIE OS

RÉSIDENCE ETANG DES AULNES ( SOUS RÉSERVE)
COPRODUCTION


Après Le bain, spectacle tous publics qui donnait à voir deux scènes de bain prélevées dans la peinture européenne du 16e siècle, Laure aura comme toile de fond le fameux Olympia peint par Édouard Manet en 1863. On connaît, de loin ou de près, le scandale que provoqua le tableau au Salon de 1865, mais l'histoire de l'art s'est surtout attachée à décrire la figure allongée au premier plan, et plus rarement celle qui tend un bouquet de fleurs à l'arrière du lit - une prénommée « Laure » justement, qui vivait 11, rue de Vintimille, dans un quartier Nord de Paris où logeait aussi Manet : la posture du corps nu de la femme blanche a en effet produit plus de littérature que le geste de la femme noire.

 

À LA VIE ! - ELISE CHATAURET

COPRODUCTION
THÉÂTRE D'ARLES


L'écriture d'À la vie part d'une enquête sur un sujet complexe, intime, politique, universel, toujours polémique et parfois tabou : celui du passage de la vie à la mort. Une enquête impossible pourrait-on dire - car qui pour témoigner précisément ? - mais une enquête dont le théâtre est le lieu de prédilection. Comment meurt-on aujourd'hui dans nos sociétés ? En quoi ce moment, si intime et personnel, recèle quelque chose de profondément politique ? La façon dont on meurt aujourd'hui en France dit-elle quelque chose de notre société en général ? Qu'est-ce que ce moment de la mort porte en lui de paradoxalement intensément vivant ?

 

LES FORTERESSES - GURSHAD SHAHEMAN
COPRODUCTION
THEATRE D'ARLES

Le travail de Gurshad Shaheman prend toujours sa source dans le réel sans pour autant être du théâtre documentaire pur. Pour ses trois premiers spectacles, il s'est pris lui-même comme sujet d'étude : né en Iran à la révolution, il a vécu son enfance à Téhéran dans les années 1980 pendant la guerre Iran/ Irak. Pour sa prochaine création, Les Forteresses, il revient sur son histoire familiale en établissant un texte à partir des récits de vie des femmes de sa famille.

CEUX QUI VONT MIEUX - SÉBASTIEN BARRIER
RÉSIDENCE DU 6 AU 11 JUILLET 2020 - THÉÂTRE D'ARLES


Un duo de survivants post-punk de Nottingham qui envoie un gros coup de pied au cul à nos manières de nous tenir sur scène. Un curé ivoirien atterri en Bretagne pour raviver le rite ; il n'ira par se jeter dans le vide en pleine messe. Un poète, ex-acteur parisien lassé de faire semblant, qui épouse l'écriture et le silence à la fois en fuyant de bonne grâce au bout du Finistère. Mon père, qui s'effondre tout à coup, un dimanche, devant la famille Bélier, seul au cinéma, et commence alors à « repeindre sa vie en noir »... Sébastien Barrier cherche par tous les moyens à relier ces parcours. Pour l'heure, un titre : Ceux qui vont mieux.

LÀ OU JE CROYAIS ÊTRE IL N'Y AVAIT PERSONNE - ANAIS MULLER / BERTRAND PONCET / KEVIN NORWOOD - CIE SHINDO
RÉSIDENCE DE CRÉATION DU 24 OCTOBRE AU 3 NOVEMBRE 2020
LE THÉÂTRE D'ARLES ET LA PASSERELLE, SCÈNE NATIONALE DE GAP UNISSENT LEURS MOYENS POUR ACCOMPAGNER LA RÉSIDENCE DE LA CIE SHINDO - REPORTÉE SUITE À LA CRISE SANITAIRE - COVID 19 COPRODUCTION

 

La compagnie Shindô est implantée à Arles depuis 2013.
Perdu au milieu de nulle part, il y a un bal. Dans ce bal, il y a Bertrand et Anais. Ils sont à la recherche d'une idole, et la trouvent en la personne de Marguerite Duras, qui semble habiter le bal inhabité.
Petit à petit, les fantômes surgissent et sur les traces de Marguerite, Anais se perd au point que Bertrand se demande si Anais n'est pas en réalité Marguerite. Ils écrivent une histoire, à la façon de leur idole : C'est l'histoire d'une amoureuse, Donna, qui n'arrive pas à mourir d'amour, qui va tout risquer jusqu'à tenter l'inconcevable : la perte totale de son identité. Elle est accompagnée d'un homme, Dieu qui est le témoin-amant de sa descente aux enfers, de son auto-destruction.

CORIOLAN - W. SHAKESPEARE / FRANÇOIS ORSONI
RÉSIDENCE DE REPRISE DU 12 AU 16 NOVEMBRE 2020
THÉÂTRE D'ARLES
COPRODUCTION

Il s'agira de raconter une épopée qui va de la gloire à la mort, un chemin qui s'enfonce dans les ténèbres. Il faudra une bonne dose de joie et d'énergie pour porter ce récit. Je veux faire du plateau une meute de loups, une communauté formidablement belle, dévorante, cannibale et irrévérencieuse, sinon à quoi bon faire du théâtre ? Shakespeare oppose ici la famille et la République. Sa mère et Rome, c'est-à-dire deux couches de pouvoir : celle du clan, de la meute, et celle du peuple, de la patrie et de la république. C'est cette opposition entre deux niveaux de pouvoir qui est ici en jeu.

RÉALITÉS - KURT DEMEY ET JORIS VANVINCKENROYE
RÉSIDENCE DE CRÉATION DU 22 AU 28 FÉVRIER 2021
THÉÂTRE D'ARLES
COPRODUCTION

Cette création explorera la façon dont on évolue en permanence entre différentes réalités et dont on peut en jouer. Joris et Kurt veulent partager le sentiment magique qu'ils ont en lisant des livres scientifiques sur les dimensions multiples, la théorie des cordes, etc. Mais ils veulent aussi communiquer la sensation de frustration et de vide que l'on peut ressentir quand les réalités nous échappent sans que l'on parvienne à s'en saisir. Evidences Inconnues était une enquuête poétique sur les coincidences et le hasard. L'Homme Cornu montrait comment l'on peut se perdre dans des mensonges. Réalités traite à nouveau d'un sujet intemporel et philosophique qui appelle à la poésie.
Une sortie de résidence est prévue le 26 février à 18h
(sous réserve)

GARCIMORE EST MORT - GAËL SANTISTEVA
RÉSIDENCE ETANG DES AULNES (SOUS RÉSERVE)
COPRODUCTION

Garcimore est mort propose d'assister à l'agonie fatale d'humains pris au piège d'une logique commerciale du divertissement tout en restant eux-mêmes, c'est-a -dire sans vraiment jouer la carte du drame. Le monde dans lequel nous évoluons que l'on peut qualifier, de surinformé, ultra-rapide, capitaliste, exigeant et quelque part spectaculaire. Et nous, les humains, qui le peuplons. Une performance sur la magie de la simplicité, au sein d'un univers quotidien de plus en plus artificiel.

BÔPEUPL - MICHEL SCHWEIZER
COPRODUCTION
THÉÂTRE D'ARLES

[Nouvelles du parc humain]
La nécessité de ce nouveau projet se nourrit des analyses et des constats que porte le philosophe Dominique Quessada sur les mutations qui touchent notre relation à l'autre et l'ambivalence de notre situation
contemporaine : constater l'évidence grandissante de notre séparation avec l'autre et l'urgente nécessité d'admettre que nous sommes inséparés. La globalisation et l'interconnexion des phénomènes économiques sont les témoins les plus probants de ce régime d'interdépendance et d'interrelation généralisée dans lequel nous évoluons.